Zones blanches de la Téléphonie mobile : opérateurs et élus réunis à Bercy pour lancer la phase de travaux

publié le 29 février 2016 (modifié le 21 octobre 2016)

Le ministre de l’Économie a réuni le 24 février dernier les associations d’élus, les maires des 268 communes (1) non couvertes et les opérateurs pour leur présenter le plan de résorption des zones blanches de la téléphonie mobile.

Ces communes seront soutenues par l’Agence du numérique qui accompagnera les collectivités et prendra en charge le financement des 300 points hauts nécessaires (pylônes), pour un coût total de 30 millions d’euros. Restent à la charge des collectivités le raccordement électrique des pylônes ainsi que l’identification et l’acquisition des terrains.

Les opérateurs se sont engagés à déployer au minimum de la 3G (internet mobile). Ils financeront par ailleurs la couverture de 3 600 communes en 3G (et par la suite en 4G) pour mi-2017.

A l’occasion du recensement organisé depuis la mi 2015, 1200 communes ont été expertisées au moyen de tests in situ. Si des trous de couverture peuvent subsister au sein de centres-bourgs, seules 268 communes ont été identifiées en zone blanche Rappelons à cet égard que le protocole de qualification de zone blanche consiste à appeler, en extérieur, une ligne téléphonique fixe depuis 5 ou 7 endroits de la commune et à noter la qualité des appels téléphoniques. La qualification de zone blanche est avérée quand aucun opérateur ne dispose d’une qualité d’appel au moins moyenne sur plus de la moitié des points d’appels.

Enfin, la couverture de 800 sites d’intérêt particulier (touristique, économique…) sera financée à parts égales entre l’État (à hauteur de 42 millions d’euros) et les collectivités sur les quatre prochaines années.

Une première phase de l’appel à projets pour 300 sites en 2016 devrait être ouverte en mars.

(1) Un arrêté publié au JO du 24 février 2016 définie la liste complète des communes concernées.