Visite en images : réseau fibre optique dans un immeuble récent

publié le 21 juillet 2007 (modifié le 21 novembre 2007)

Présentation en photos du câblage optique dans les parties communes d’un immeuble neuf et à usage professionnel.

Nous vous proposons de visualiser ce que représente, concrètement, le câblage FTTx interne dans les parties communes des immeubles, depuis la pénétration dans l’immeuble jusqu’au début du cheminement des câbles à travers les étages.

Deux visites ont été réalisées. Cet article présente la visite d’un immeuble récent avec une demande assez forte. Un second article présente la visite d’un immeuble ancien, avec une demande plus limitée.

Les deux immeubles se situent à Paris.

Câble optique dans les égoûts Boîte

A Paris, les égoûts sont largement mis à contribution pour l’accueil de réseaux optiques. Visitables et disposant de possibilités d’accueil de câbles et de boîtiers, ils permettent en effet d’éviter la création d’infrastructures d’accueil nouvelles, très coûteuses.

Les boîtiers et loves de câbles peuvent être stockés dans des niches (voir photo de gauche) situées dans les conduits verticaux, au niveau des regards. Les opérateurs paient une redevance calculée au linéaire de câble et au nombre de niches utilisées.

Photo de droite : un technicien ouvre un boîtier d’épissure afin d’accéder aux fibres et de réaliser des opérations de raccordement.

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Boîte d'épissure - Ouverte Intérieur du véhicule d'intervention

Sortie de la niche des égoûts dans laquelle est hébergée, la boîte d’épissure est amenée dans le véhicule d’intervention, afin que le technicien puisse réaliser les opérations d’épissure (raccordement de deux fibres afin de réaliser une connexion). Ceci nécessite donc une certaine longueur de câble en réserve ; c’est ce qu’on appelle le love (câble enroulé sur lui-même).

Les loves de câbles et les boîtiers d’épissure sont les principaux éléments nécessitant des capacités d’accueil non linéaires (chambres ou autres espaces libres).

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Immeuble raccordé aux réseaux FTTx Vue vers egoûts

L’immeuble dont le raccordement aux réseaux FTTx est détaillé ici est un hôtel d’entreprises. Contenant principalement des bureaux et des salles de réunions, il accueille en majorité des banques et des sociétés de conseil.

Les réseaux optiques arrivent depuis les égoûts. Ils pénètrent dans le bâtiment au niveau de l’"ovoïde", sorte de couloir souterrain dans lequel se trouve la limite entre domaine public et domaine privé. Au fond de l’ovoïde, derrière un mur, se trouve le réseau d’égoûts. Ce mur est percé afin d’y passer les gaines dans lesquels sont glissés les câbles.

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Pénétration des gaines Pénétration des gaines

Au bout de l’ovoïde, on retrouve les différentes gaines, correspondant aux différents câbles, lesquels peuvent appartenir à différents opérateurs.

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Gaines des différents opérateurs

La multiplication des gaines au fur et à mesure que de nouveaux opérateurs câblent le bâtiment fait apparaître le besoin de mutualisation les infrastructures d’accueil. Le cas présenté ici est particulier : il s’agit d’un hôtel d’entreprises, les clients sont donc prêts à payer des accès relativement chers, en comparaison avec les tarifs du marché grand public.

Dans le cas des déploiements dans les immeubles résidentiels collectifs en revanche, les opérateurs ne pourront pas déployer chacun leur infrastructure, d’une part en raison des coûts induits, d’autre part parce qu’il est peu probable qu’un syndic de copropriété accepte que trois ou quatre gaines appartenant chacune à un opérateur différent soient installées dans l’immeuble.

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Pénétration des gaines - Sous-sol Pénétration des gaines - Sous-sol

Les gaines poursuivent leur cheminement dans le sous-sol. Elles rejoignent alors les autres réseaux du bâtiment (photo de gauche) : électricité, réseaux locaux optiques, réseaux locaux cuivre…

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Cheminement gaines plafond Descente câbles

Les différents réseaux sont fixés au plafond ou en hauteur sur les murs, soit directement, soit à l’aide de goulottes dans lesquelles les gaines et les câbles sont posés. La présence de goulottes permet de poser ou retirer des câbles plus rapidement que s’il faut les fixer eux-mêmes aux murs ou au plafond.

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Boîtier de connexion Boîtier connexion et armoire équipements actifs

Les câbles d’un opérateur arrivent au niveau de ce boîtier de connexion, situé au sous-sol de l’immeuble. Il permet à l’opérateur d’effectuer des opérations de raccordement, en fonction des besoins des clients.

Photo de droite : un boîtier de connexion ouvert, dans lequel on distingue les fibres enroulées sur des cassettes. Au premier plan, on trouve une armoire appartenant à l’opérateur, et contenant ses équipements actifs. Certains clients n’ont en effet pas une fibre jusqu’à leurs bureaux, mais un réseau cuivre qui part de cette armoire. Les équipements actifs servent donc à convertir et aggréger les flux cuivre pour les transporter ensuite sur la fibre optique, vers le réseau de l’opérateur. Il est à noter que l’immeuble dispose d’un local d’environ 10m² pour l’accueil de tels équipements appartenant aux opérateurs, mais que celui-ci est saturé.

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Sous répartiteur d'immeuble France Télécom Sous-répartiteur d'immeuble France Télécom

L’immeuble étant récent et représentant une quantité de lignes téléphoniques importante, il dispose de son propre sous-répartiteur téléphonique, hébergé dans ses propres murs. Les techniciens de France Télécom y réalisent les opérations de raccordement des lignes téléphoniques. En amont, ce sous-répartiteur est bien entendu relié à un répartiteur (NRA).

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Fourreaux France Télécom entrant dans l'immeuble

Le sous-répartiteur d’immeuble est relié à l’extérieur par des fourreaux qui pénètrent dans l’immeuble. On voit ici le masque de douze fourreaux, qui sont donc implantés sous la voirie de l’autre côté du mur. Sur les douze, un est utilisé pour le réseau cuivre de France Télécom, l’autre pour son réseau optique. Dix fourreaux sont inutilisés.

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