NRA-ZO : questions/réponses

publié le 19 octobre 2007 (modifié le 20 septembre 2017)

L’offre NRA-ZO, inscrite dans l’offre d’accès à la boucle locale téléphonique depuis juin 2007, soulève un certain nombre de questions, du fait de sa nouveauté d’une part, et de son caractère expérimental d’autre part. Cette FAQ propose des éléments de réponse.

L’offre NRA-ZO, inscrite dans l’offre d’accès à la boucle locale téléphonique depuis juin 2007, soulève un certain nombre de questions, du fait de sa nouveauté d’une part, et de son caractère expérimental d’autre part.

Nous proposons de rassembler ici les questions fréquentes qui nous paraissent pertinentes, et d’y apporter des éléments de réponse. Les réponses apportées ne sont que le reflet de notre analyse et ne sauraient engager ni les opérateurs, ni le régulateur.

Si vous souhaitez nous soumettre une nouvelle question relative à la solution NRA-ZO, vous pouvez le faire à l’aide du lien "réagir à cet article", en bas de page.

Pour une présentation générale de l’offre NRA-ZO, voir l’article "La solution NRA-ZO".


  Une collectivité peut-elle commander la mise en place d’un NRA-ZO ?

Il faut en fait distinguer deux niveaux d’offres :

- L’offre de gros figurant dans l’offre de référence d’accès à la boucle locale : cette offre ne porte que sur la modification de la boucle locale téléphonique et n’inclut pas la partie active (mise en place d’un DSLAM), donc le service. Cette offre s’adresse aux seuls opérateurs de communications électroniques (au sens du Code des Postes et Communications Electroniques) ayant signé une convention d’accès dégroupage.

- L’offre de détail consistant en la résorption d’une zone blanche à partir d’une modification de la boucle locale téléphonique telle que définie dans l’offre de gros précédemment citée, et la mise en place d’un DSLAM au niveau du NRA-ZO ainsi créé. Cette offre de détail peut être proposée par tout opérateur ayant accès à l’offre de gros, en réponse à l’appel d’offres d’une collectivité pour la résorption d’une zone blanche.

  La mise en place de NRA-ZO est-elle soumise à des restrictions de l’Arcep ?

Non, France Télécom a toute latitude à mettre en place des NRA-ZO. Il n’y a notamment pas de quota par région imposé par le régulateur. Toutefois, France Télécom se situe actuellement dans une phase expérimentale (dont les conditions ont été définies par France Télécom et non par l’ARCEP) au cours de laquelle le nombre de sites concernés est limité.

Au delà de cette phase expérimentale, France Télécom sera effectivement tenue de donner suite à la demande émanant d’un opérateur pour un nouveau site (la prestation étant inscrite dans l’offre de référence), sous réserve que les critères d’éligibilité du ou des sous répartiteurs ciblés soient respectés.

Note : la prestation NRA-ZO est inscrite dans l’offre de référence du dégroupage et suppose de ce fait que France Télécom respecte les conditions générales s’appliquant à l’évolution de la zone d’influence d’un répartiteur téléphonique. France Télécom est notamment tenue d’informer « les opérateurs présents sur le site 6 mois à l’avance si l’ensemble des opérateurs présents en dégroupage sur ce site a moins de 10 lignes dégroupées et douze mois dans le cas contraire ».

  France Télécom est-il le seul habilité à mettre en place un NRA-ZO ?

France Télécom intervient nécessairement lors de la mise en place d’un NRA-ZO, pour effectuer les modifications de la boucle locale téléphonique. C’est l’offre de gros (voir question 1).

En revanche, la fourniture d’une prestation de résorption de zones blanches basée sur la solution NRA-ZO peut être proposée par tout opérateur de communications électroniques signataire d’une convention d’accès dégroupage, et disposant à ce titre d’un accès à l’offre de gros. Une telle prestation comprend :

- la modification de la boucle locale téléphonique, réalisée par France Télécom en sa qualité de propriétaire de la boucle locale téléphonique, pour le compte de l’opérateur prestataire de la collectivité (il peut s’agit de France Télécom ou d’un autre opérateur)

- la mise en place, par l’opérateur prestataire de la collectivité, d’un DSLAM au sein du nouvel environnement technique mis en place sur la boucle locale téléphonique modifiée

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Commentaires sur l'article
  •  Division du débit selon le nombre d’abonnés, par Michel Coppaloni , le 20 janvier 2011 à 11h34

    Est-il exact que le débit initial est divisé par le nombre d’utilisateurs connectés simultanément ? Si le débit au niveau du SR est de 8 Mbs et que 10 personnes sont connectées, celui-ci ne serait plus que de 800 Kbs ?
    D’autre part, quel est l’affaiblissement en fonction de la distance entre le SR et l’utilisateur ? Toujours avec le débit initial de 8 Mbs, que devient-il à 2km, 5km du SR (câblé en cuivre) ?
    Merci de votre réponse.

    •  Débit partagé, par Renaud MARTIN , le 27 janvier 2011 à 08h52

      La solution NRA ZO, proposée par France Télécom, consiste à rapprocher l’équipement actif (DSLAM) des abonnés, en le déplaçant du NRA (le central téléphonique) à la sous-répartition (SR). Ainsi, de par la réduction notable de la longueur des lignes entre le DSLAM et les modems (box) des abonnés, le signal est moins affaibli : les abonnés inéligibles auparavant deviennent éligibles à l’ADSL, les débits délivrés aux abonnés déjà éligibles sont augmentés.

      Pour autant, le principe reste le même que lorsque le DSLAM était présent au NRA : le débit disponible en aval du DSLAM est partagé en amont entre toutes les lignes activées. Le débit crête théorique délivré aux abonnés dépendra donc du débit initial, et dans la pratique du nombre d’abonnés connectés en même temps ainsi que des processus de qualité de service mis en œuvre par l’opérateur au niveau du DSLAM (pour allouer au mieux la bande passante disponible). Cela dit, le protocole IP permet un foisonnement, c’est-à-dire que, comme tous les internautes ne téléchargent pas en permanence (quand un internaute lit une page Web, il ne télécharge rien), il est possible de proposer 2 Mbit/s à plusieurs abonnés sur un seul lien à 2Mbit/s garanti (entre 10 et 20 abonnés selon le débit effectif que l’on veut assurer à l’heure de pointe).

      En plus de la longueur de la ligne, un deuxième facteur qui entre en jeu dans l’affaiblissement du signal est le diamètre de la section ou des sections consécutives de la paire de cuivre utilisée.
      Sur cette question d’atténuation du signal, vous pourrez lire avec intérêt l’article suivant qui vous donnera les réponses en fonction de votre situation (atténuation de 15 dB par km en section 0,4 mm², 10 dB en 0,6 mm²) :

      http://www.ant.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=149

  •  Prise en compte de la loi MOP, par Philippe GUELLIER , le 20 juillet 2010 à 11h27

    La difficulté dans le montage d’un appel d’offres NRA ZO est que l’offre de référence NRA ZO de France Telecom ne prend pas en compte la distinction maîtrise d’oeuvre / travaux, qui s’impose aux collectivités territoriales du foit de la loi MOP.

    Il faut donc découper les prestations entre maîtrise d’oeuvre et travaux faire entre l’offre de référence dans l’un des deux marchés, ce qui n’est pas évident compte-tenu des diverses prestations contenues dans l’offre de référence NRA ZO.

    Philippe GUELLIER
    Avocat à la Cour

    •  Demande de nra zo, par didier , le 6 septembre 2012 à 08h15

      Bonjour, peut faire la demande d’un nra zo auprès de Ft en comment le faire et à qui faut il s’adresser pour une commune rural.