Glossaire de l’ANT

publié le 25 juin 2013 (modifié le 16 mars 2018)

Le groupe ANT propose un glossaire (non exhaustif) réunissant les définitions sommaires des principaux termes concernant les technologies et l’architecture des réseaux de communications électroniques.

Voir aussi :

  A, B, C

  • ADSL (asymmetric digital subscriber line, ligne numérique asymétrique d’abonné) : technologie de communications électroniques utilisée pour la desserte. L’ADSL s’appuie sur la boucle locale téléphonique. Les fréquences utilisées sont différentes de celles utilisées pour le transport de la voix, ce qui permet aux deux signaux de cohabiter sur une même ligne. L’ADSL2+ est une évolution de l’ADSL offrant des débits plus élevés.
  • API (Application Programming Interface) : possibilité d’accéder à des fonctionnalités (dans le détail) depuis un logiciel ou service tiers, là où un logiciel fournit un bouquet de fonctionnalités accessibles uniquement depuis son interface dédié. On peut la considérer comme un outil de partage en ligne et un moyen de déporter la charge de calcul du terminal vers des serveurs distants.
  • Atténuation (ou affaiblissement) :phénomène physique par lequel la puissance des signaux propagés sur un support diminue avec la distance. Dans le cas des technologies DSL (support : fils de cuivre) ou des technologies radio, l’atténuation est très marquée, ce qui limite la portée et le débit. Pour la fibre optique, l’atténuation est moindre mais suffisante pour avoir un réel impact sur l’ingénierie des réseaux FttH en limitant à une quinzaine de kilomètres environ la longueur des lignes des abonnés.
  • BIM (building information model/management) : partage d’informations fiables tout au long de la durée de vie d’un bâtiment ou d’infrastructures, de leur conception jusqu’à leur démolition via une maquette numérique 3D, représentation digitale des caractéristiques physiques et fonctionnelles de ce bâtiment ou de ces infrastructures et une suite de processus ou méthodes de travail communs à tous les intervenants sur le projet.
  • Bit par seconde (bit/s) : unité de mesure des débits dans les communications électroniques. Un bit désigne l’élément de base de l’information numérique : il peut prendre la valeur 0 ou 1. On emploie généralement les multiples kilobit par seconde (kbit/s) et mégabit par seconde (Mbit/s). Un débit de 2 Mbit/s signifie que 2 millions de signaux sous forme de 0 ou de 1 sont transmis en une seconde.
  • Boitier de pied d’immeuble ou BPI : boîtier permettant le raccordement de clients dans un réseau FttH.
  • Boucle locale téléphonique : partie du réseau téléphonique située entre le répartiteur téléphonique et les locaux raccordés. La boucle locale téléphonique est notamment constituée de câbles de paires de cuivre torsadées.
  • Câble : on désigne généralement par la dénomination « le câble » la technologie consistant à transporter des informations sur le réseau câblé de télévision, présent dans certaines villes, en agglomérations et parfois en zone rurale. Les réseaux câblés reposent sur une architecture de distribution mixte, fibre optique et cuivre coaxial. La rénovation de ces réseaux amène la fibre jusqu’au dernier amplificateur (FttLA), seul le dernier tronçon du réseau jusqu’à l’abonné restant en câble coaxial. Le FttLA est une technologie d’accès à l’internet à très haut débit.
  • Chambre de tirage ou de raccordement : espace en béton préfabriqué aménagé dans le sous-sol qui permet d’accéder aux fourreaux du réseau et de desserte des usagers.
  • CIM (city information model) : "BIM" relatif à un territoire ou un ensemble urbain, constitué d’un patrimoine souvent ancien et dont les composantes ne peuvent être décrites ou caractérisées de manière certaine et exhaustive. L’effort de modélisation objet va essentiellement porter sur les objets simplement reconnaissables (bâtiments, voies, trottoirs) et permettant de délivrer des services numériques territoriaux.
  • Cloud : ensemble des services mobilisant les ressources des data center disponibles via les réseaux de télécommunication. Il s’incarne actuellement dans des lieux matériels que sont les data center.
  • CPL (Courant Porteur en Ligne) : technologie permettant de transporter des informations numériques sur un réseau de distribution électrique. Le CPL est sensible à l’atténuation des signaux avec la distance comme l’ADSL dont il avait, un temps, été vu comme une alternative pour distribuer l’internet haut débit. Il n’est plus utilisé aujourd’hui qu’à l’intérieur des locaux pour déporter des liaisons ethernet.

  D, E, F

  • Data center (ou city center)  : bâtiment où sont concentrés des serveurs informatiques hébergeant des données et des logiciels. C’est en particulier à partir des data center que sont accessibles les offres du cloud.
  • Débit : quantité de données transmises pendant une unité de temps. On l’exprime généralement en bit/s et tous ses multiples : kbit/s, Mbit/s, Gbit/s…
  • Débit symétrique et asymétrique : on parle de symétrie du débit quand le débit maximum montant (c’est-à-dire de l’usager vers le cœur de réseau) est équivalent au débit maximum descendant (du cœur de réseau vers l’usager). Les accès ADSL sont asymétriques (A = asymétrique) : le débit descendant est environ 10 fois plus élevé que le débit montant. Les entreprises qui fonctionnent en réseau ou utilisent des services externalisés ont besoin de débits symétriques. Elles souscrivent pour cela à des abonnements pour des lignes SDSL dont le débit se limite à quelques Mbit/s.
  • Dégroupage : processus par lequel un opérateur alternatif utilise la boucle locale cuivre téléphonique, propriété d’Orange, pour offrir des services à ses abonnés. Le dégroupage s’appuie sur la mise à disposition, par Orange au bénéfice de l’opérateur dégroupeur, de tout ou partie de la ligne téléphonique concernée. Le dégroupage nécessite par ailleurs que l’opérateur dégroupeur installe son équipement actif (DSLAM) dans le répartiteur téléphonique ou NRA.
  • Dispositif de terminaison intérieur (DTI) : Le dispositif de terminaison intérieur est généralement situé dans le local de l’abonné. Il sert de point de test et constitue la limite de responsabilité quant à la maintenance du réseau d’accès en cuivre.
  • Dispositif de terminaison intérieur optique (DTIo) : Le DTI destiné au réseau de communication en fibre optique est appelé DTIo et contient généralement la prise terminale optique (PTO).
  • DSLAM(digital subscriber line access multiplexer : multiplexeur d’accès des lignes numériques d’abonnés) : équipement actif générant les signaux DSL, et installé au niveau du répartiteur téléphonique (NRA).
  • Équipement actif : élément électronique du réseau (modem, DSLAM, multiplexeur en longueurs d’ondes…), générant et traitant des signaux (radioélectriques, électriques ou lumineux, suivant le type de réseau).
  • Équipement passif : élément du réseau dédié à l’acheminement des signaux (câble, tableau de brassage, connecteur, coupleur, antenne…).
  • Fibre dédiée : dans la décision n° 2009-1106 de l’Arcep, on peut lire : On entend par "fibre optique dédiée" un chemin continu en fibre optique d’une ligne, mis à disposition d’un opérateur de façon permanente, que celui-ci fournisse ou non un service à l’utilisateur final concerné. Cette fibre est financée par le demandeur en amont du chantier de fibrage d’un immeuble par l’opérateur signataire de la convention avec le syndic de copropriété. La réglementation prévoit qu’il puisse y en avoir au maximum 3, pour ne pas dépasser 4 en incluant celle de l’opérateur d’immeuble.
  • Fibre optique : guide d’ondes optiques permettant de transporter des signaux sur des grandes distances avec de faibles pertes et à très haut débit. Ces fibres optiques sont assemblées par nombre pair (modulo 6 ou 12) dans des câbles de différentes technologies. On parle de fibre noire lorsque la fibre optique n’est pas activée (pas d’équipements laser d’extrémités), ce qui permet de la louer à des opérateurs / fournisseurs de services qui mettront en place les équipements propres à générer et entretenir le signal à transporter via ce support.
  • Fourreau : conduite enterrée dans laquelle les câbles de tous types sont déployés.
  • FTTx (Fiber To The…) : littéralement, fibre jusqu’à… Le FttX désigne les solutions réseaux utilisant la fibre optique comme support physique. La lettre X désigne le point de terminaison de la partie optique, les derniers mètres pouvant être réalisés avec un autre support physique. Déclinaisons les plus fréquentes : FttH (fiber to the home= domicile), FttB (building= immeuble c’est-à-dire en pied d’immeuble), FttC (curb= trottoir), FttN (neighbourhood= quartier), FttLA (last amplifier = dernier amplificateur).

  G, H, I

  • IA (Intelligence Artificielle) : appellation générique rassemblant en fait des approches algorithmiques assez différentes. L’approche dite de "Deep Learning", qui s’impose actuellement, consiste à détecter des schémas et des corrélations au sein d’une grande masse de données existantes, dans une phase d’apprentissage. L’algorithme tentera ensuite de distinguer ces schémas représentatifs dans les nouvelles données qu’on va lui soumettre, dans une phase dite de prédiction.
  • Infrastructure d’accueil : élément physique permettant l’accueil d’équipements de communications électroniques actifs et passifs : armoire de rue, chambre de tirage et de raccordement, fourreau, poteau téléphonique ou électrique,…

  J, K, L

  • Latence : sur les réseaux de communications électroniques, délai entre le moment où une information est envoyée et celui où elle est reçue. Ce délai varie de manière importante selon les technologies de réseau : très faible pour la fibre optique, élevé pour le satellite.
  • Liaison point à point :liaison raccordant deux équipements actifs par un support physique non partagé, par exemple une ligne ADSL (chaque abonné a sa propre paire de cuivre téléphonique jusqu’au NRA).
  • Liaison point-multipoint : liaison raccordant un équipement actif central à un nombre n d’équipements actifs terminaux, par un support physique partagé, par exemple un réseau de desserte Wi-Fi (la bande de fréquences utilisée est partagée entre tous les utilisateurs), FttH en technologie PON (une fibre au NRO dessert 32 abonnés via un coupleur optique passif).
  • Loi de Nielsen : modèle mathématique posant que les besoins en débit des usagers internet croissent de 50% par an. On observe depuis une vingtaine d’années qu’on est plus près de 30 %.

  M, N, O

  • Mobilité : service qui permet à un usager de rester connecté au réseau en se déplaçant. La mobilité inclut le nomadisme.
  • Modélisation orientée objet (MOO) : liaison des données dispersées des SIG, en fonction de leur objet d’appartenance via une description 3D, des données additionnelles, et des méthodes de calcul, permettant soit d’enrichir la connaissance de l’objet soit d’alimenter des outils de diagnostic fondés sur les interrelations entre objets. L’objet, au sens de la modélisation, peut être considéré comme une sorte de double numérique de l’objet réel, rassemblant les données et les propriétés qui le caractérisent.
  • Montée en débit : se dit des différentes solutions techniques appliquées aux réseaux existants ou qui les remplacent pour apporter aux usagers des débits supérieurs à ceux dont ils disposaient avant l’intervention. Les cas les plus fréquents sont l’amélioration des performances du réseau ADSL par action à la sous-boucle cuivre (solution PRM d’Orange). Les performances des réseaux radioélectriques fixes et mobiles peuvent aussi être améliorées par l’augmentation de capacité des liens qui les relient à leur réseau amont et en modifiant les équipements terminaux des usagers.
  • Multiplexage : technologie désignant le partage d’un même support physique entre plusieurs flux, et utilisée dans tous les types de réseaux (radio, cuivre, optique). En optique, il est intéressant de faire appel au multiplexage dans la mesure où la capacité de chaque fibre est très élevée. En revanche, lorsque cette technologie est utilisée par Orange pour faire passer plusieurs signaux téléphoniques sur une même paire de cuivre (par manque de lignes téléphoniques pour desservir tous les logements d’un hameau, par exemple), cela rend impossible le déploiement de l’ADSL, la continuité de la paire de cuivre indispensable au fonctionnement de l’ADSL n’étant plus assurée entre l’abonné et son NRA de rattachement.
  • Nomadisme : service qui permet à un usager de se connecter au réseau depuis différents lieux, généralement sans fil. Un service d’accès nomade ne garantit pas que l’usager peut maintenir sa connexion en se déplaçant (voir Mobilité).
  • NRA : nœud de raccordement des abonnés pour les technologies DSL (tête de boucle), communément appelé répartiteur téléphonique, permettant de relier les lignes des différents abonnés du secteur desservi par le NRA (secteur appelé "zone arrière") au commutateur téléphonique ou au DSLAM, en amont. Le NRA se situe à l’interface entre les réseaux de desserte et de collecte. Il s’agit généralement d’un bâtiment dédié. C’est au NRA que s’effectue le dégroupage.
  • NRA MeD :mis en œuvre conjointement par Orange (offre PRM pour Point de Raccordement Mutualisé) et un « opérateur aménageur » (une collectivité ou son délégataire en général), le NRA Montée en Débit consiste à transformer un sous-répartiteur (SR) du réseau téléphonique en NRA. L’opération permet d’améliorer les performances du réseau ADSL grâce au raccordement en fibre optique du sous-répartiteur et à l’installation de DSLAM, raccourcissant de la distance NRA/NRA-MeD la ligne en cuivre de l’abonné. La concurrence est en outre préservée, les opérateurs tiers pouvant, s’ils le souhaitent, installer leurs équipements au SR devenu NRA-MeD.
  • NRA-ZO :Offre commerciale d’Orange antérieure à l’offre PRM, désormais indisponible, fonctionnant sur le même principe technique.
  • NRO : pour les technologies fibre optique, nœud de raccordement optique où sont installés les équipements actifs (OLT équivalent du DSLAM pour l’xDSL) permettant à un opérateur de relier ses abonnés à son réseau national, en amont. Les NRO ont généralement une capacité de plusieurs milliers de prises.
  • Objets connectés : il s’agit globalement de tout objet ayant des capacités d’émission et/ou de réception d’informations numériques. Cela va donc de l’étiquette dotée d’une puce sans contact (RFID), aux smartphones, en passant par une offre pléthorique d’objets (souvent dotés de capteurs) issus d’un marché en plein essor.
  • Open data : concerne les données numériques dont la consultation et l’usage sont libres, qu’elles soient d’origine publique ou privée. Une idée forte de l’Open Data est de considérer que la donnée, produite dans un cadre initial spécifique, peut permettre, par hybridation avec d’autre source de données, des valorisations imprévisibles et bénéfiques.
  • Opérateur alternatif : opérateur de communications électroniques, autre que l’opérateur historique Orange.
  • Opérateur de communications électroniques : Toute personne physique ou morale exploitant un réseau de communications électroniques ouvert au public ou fournissant au public un service de communications électroniques, selon l’article L32 alinea 15 du Code des postes et communications électroniques.
  • Opérateur d’immeuble : Dans un immeuble bâti existant, personne désignée par le propriétaire ou le syndicat de copropriétaires, au travers d’une convention, pour installer et gérer le réseau optique mutualisé de l’immeuble. Dans un immeuble neuf, personne désignée par le propriétaire ou le syndicat de copropriétaires, au travers d’une convention pour gérer le réseau optique qui est mis à sa disposition. L’opérateur d’immeuble est seul responsable de ce réseau qu’il ouvre aux opérateurs ou fournisseurs d’accès à l’internet, préservant ainsi la concurrence.
  • Orange opérateur de point de mutualisation ou opérateur de zone : opérateur qui, à l’instar de l’opérateur d’immeuble, exploite un point de mutualisation correspondant à un quartier ou un village (300 à 1 000 lignes) environ.

  P, Q, R

  • Peer to peer : de pair à pair (d’égal à égal), se dit des échanges de fichiers, qui s’opèrent entre abonnés à l’internet à haut et très haut débit via des serveurs qui gèrent leurs adresses et les contenus qu’ils mettent à disposition d’autrui.
  • Plateforme numérique : service occupant une fonction intermédiaire dans l’accès aux informations, contenus, services ou biens édités ou fournis par des tiers.
  • Point de branchement optique ou PBO : petit boîtier. Dans les immeubles de plusieurs logements ou locaux à usage professionnel, équipement généralement situé dans les boîtiers d’étage de la colonne montante qui permet de raccorder le câblage vertical installé par l’opérateur d’immeuble et les câbles destinés au raccordement final. Le PBO peut également se trouver en façade, en borne, en chambre ou sur poteaux à proximité immédiate des locaux pour la desserte de l’habitat individuel ou des entreprises.
  • Point de mutualisation OU PM : Dans un réseau de communications électroniques à très haut débit en fibre optique, point d’extrémité des lignes, au niveau duquel la personne qui les a installées donne accès à ces lignes à des opérateurs tiers pour qu’ils fournissent un service de communications électroniques aux utilisateurs finals, conformément à l’article L. 34-8-3 du code des postes et des communications électroniques.
  • PODI : dans le réseau téléphonique cuivre, Paires Occupées en DIstribution, quelle que soit l’offre supportée.
  • Point de raccordement ou PR : coffret situé dans l’immeuble à proximité du point de pénétration des réseaux où sont rassemblées toutes les fibres optiques desservant tous les lots de l’immeuble en vue de leur raccordement à un ou plusieurs réseaux d’opérateurs.
  • Portée : distance maximale entre deux équipements actifs d’un même réseau, par exemple distance entre le DSLAM et le modem ADSL du client ou distance entre la station de base WiMAX et l’équipement de réception du client. La portée est limitée par différents facteurs, dont l’atténuation des signaux et les obstacles bâtis ou naturels pour les ondes radio.
  • ReADSL (Reach extended ADSL) : variante de l’ADSL/ADSL2+, offrant un gain de portée quelques centaines de mètres pour les abonnés les plus éloignés du NRA.
  • Réalité augmentée : tentative d’adjonction, d’information numérique à une perception réelle d’un objet et d’un environnement. L’adjonction d’information numérique peut se faire soit directement sur média numérique (tablette, smartphone) ou projetée directement sur l’objet réel pour altérer ou compléter sa perception.
  • Réalité virtuelle : technologie permettant de naviguer (visiter) en temps réel un modèle tridimensionnel. Cette immersion est exploitée pour augmenter les sensations du spectateur et tenter de fournir une aide à la décision par prototypage virtuel.
  • Répartiteur téléphonique (voir nœud de raccordement des abonnés ou NRA).
  • Réseaux de communications électroniques : l’article L32 du Code des postes et communications électroniques définit un réseau de communications électroniques comme "toute installation ou tout ensemble d’installations de transport ou de diffusion ainsi que, le cas échéant, les autres moyens assurant l’acheminement de communications électroniques (émissions, transmissions ou réceptions de signes, de signaux, d’écrits, d’images ou de sons, par voie électromagnétique)".
  • Réseau passif : ensemble des infrastructures de réseau à l’exception des équipements électroniques de transmission ou de raccordement des abonnés.
  • Réseau privé virtuel (VPN = virtual private network) : réseau privé, en général d’entreprise, reliant les différentes implantations de cette entreprise en utilisant les infrastructures et équipements du réseau internet. Le principe du VPN est de constituer des « tunnels » cryptés dans le flux du réseau internet, afin de garantir une « étanchéité » des données transportées de bout en bout, d’un client VPN à un autre, entre deux sites distants d’une entreprise par exemple.
  • Réseau d’initiative publique ou RIP) : infrastructures de réseaux de communications électroniques établies sur son territoire par une collectivité, en maîtrise d’ouvrage directe ou en délégation.
  • Réseau téléphonique commuté ou RTC : Réseau téléphonique public historique à commutation de circuits à 64kbit/s.

  S, T, U

  • Satellite : technologie radio de transmission de données bi-directionnelle via un satellite en orbite géostationnaire (à 36 000 km).
  • SDSL(symetrical digital subscriber line, ligne numérique symétrique d’abonné) : technologie de communications électroniques utilisée pour la desserte. Le SDSL s’appuie sur la boucle locale téléphonique et offre un débit symétrique du cœur de réseau vers l’usager et inversement, avec une portée plus limitée que l’ADSL. Il s’adresse à une clientèle plutôt professionnelle (voir ADSL).
  • Sous-répartiteur téléphonique ou SR : pour le réseau de desserte cuivre, nœud intermédiaire entre le répartiteur téléphonique (ou NRA) et les logements raccordés. Il est généralement installé dans une armoire de rue ou un coffret accroché à un poteau en zone rurale et n’héberge pas d’équipements actifs.
  • SRO : sous-répartiteur optique (pour le réseau de desserte optique).
  • Station de base : équipement actif de réseau radio, desservant un périmètre donné. Parfois appelée antenne ou station relais, par analogie avec les réseaux de téléphonie mobile.

  V, W, X

  • VDSL2 : dernière évolution de la technologie DSL qui permet de proposer des débits descendants jusqu’à 50Mbit/s à des abonnés proches du NRA. Seuls 10 % des lignes environ peuvent bénéficier d’une amélioration sensible des débits grâce au VDSL2.
  • Wi-Fi : technologie de réseau de communications électroniques sans fil. Initialement conçu pour les réseaux locaux (au sein d’un bâtiment ou d’un groupe de bâtiments voisins), le Wi-Fi est aujourd’hui également utilisé pour des réseaux de desserte, généralement pour couvrir une petite zone blanche ou pour proposer un accès nomade dans des lieux de passage (gares, hôtels, places publiques…). Le Wi-Fi a une portée et un débit assez limités, mais les équipements sont peu coûteux, très répandus, et l’opérateur n’a pas besoin de licence pour déployer et exploiter de tels réseaux.
  • WiMAX : technologie de réseau de communications électroniques sans fil. Le WiMAX est adapté à la desserte. Il s’agit d’une technologie récente, dont le déploiement a commencé en France en 2007. Une licence est nécessaire pour son utilisation.
  • xDSL (ou DSL) : désigne l’ensemble des technologies de desserte utilisant la transmission de données numérique à haut débit sur la boucle locale téléphonique cuivre. (exemples : ADSL, ADSL2+, SDSL, VDSL2… ). Les technologies DSL ont pour principal inconvénient d’être très sensibles à l’atténuation du signal sur les câbles, ce qui limite leur portée à quelques kilomètres et entraîne une décroissance des débits en fonction de la longueur et du calibre des lignes.

  Y, Z

  • Zones AMII : environ 3 600 communes dans lesquelles les opérateurs privés se sont engagés, en 2011, à déployer, sur leurs fonds propres, d’ici 2020, des réseaux de communications électroniques à très haut débit en fibre optique suite à l’appel à manifestations d’intentions d’investissements (AMII) lancé par l’État en 2010 dans le cadre du programme national pour le très haut débit.
  • Zone fibrée : le nouvel article L33-11 du CPCE dispose : " Il est institué un statut de “zone fibrée”, qui peut être obtenu dès lors que l’établissement et l’exploitation d’un réseau en fibre optique ouvert à la mutualisation sont suffisamment avancés pour déclencher des mesures facilitant la transition vers le très haut débit". Pour l’essentiel, "suffisamment avancé" signifie que la complétude de la couverture de la zone arrière du point de mutualisation (ZAPM) est effective. Dans le cas particulier des zones très denses où tous les opérateurs sont susceptibles de déployer un réseau de desserte des abonnés, l’opérateur candidat à l’obtention du statut pour une zone donnée devra démontrer qu’il peut connecter à son réseau tous les locaux de la ZAPM.
  • ZTD ou zones très denses : les 106 communes à forte concentration de population, pour lesquelles, sur une partie significative de leur territoire, il est économiquement viable pour plusieurs opérateurs de déployer leurs propres réseaux optiques au plus près des logements. La liste de ces communes a été établie par l’ARCEP dans sa décision n° 2009-1106 et modifiée fin 2013. Le reste du territoire national est dit « hors zones très denses ».